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Santé & Environnement

De l'écologie de la Santé à la médecine écologique

Nous sommes de plus en plus confrontés à des problèmes de santé dont les médecins en pratique médicale conventionnelle ne parviennent pas toujours à identifier les causes en se basant uniquement sur ce qui a été appris à la faculté. Des symptômes chroniques « non spécifiques » sont en augmentation, dans un contexte de stress chronique qui s’intensifie.

Les notions de susceptibilité individuelle et d’influence environnementale ne sont plus négligeables, tant du point de vue des micro-organismes, que de la pollution (de l’air, de l’eau, des aliments, …), que des nuisances d’origine artificielle (liées aux équipements électromagnétiques modernes, ainsi que sonores, visuelles, …) ainsi que des nuisances d’origine naturelle, … dont le « mélange » ou l’accumulation peut devenir « détonant ».

Même si l'environnement n'est pas la cause directe et exclusive des maladies, les nuisances électromagnétiques naturelles et/ou artificielles, ainsi que les diverses pollutions, accentuent l'intensité de différents types de symptômes, dont l’exacerbation de phénomènes d’intolérance, dont des phénomènes d’auto-immunité. Les facteurs environnementaux ou les substances environnementales ont un impact variable. Seules certaines personnes éprouvent concrètement des ressentis désagréables, pas toujours explicables médicalement, mais qui influencent négativement leur qualité de vie.

Ainsi, il est possible à chacun(e) de changer en conscience un certain nombre de choses dans son mode de vie, sur différents plans. En effet, il peut y avoir un lien entre les actions individuelles et les solutions envisagées à grande échelle concernant le réchauffement climatique. Solutions qui reposent sur un changement de mode de vie de nos sociétés modernes, qui ont été "hyper-technologisées" sans réflexion préalable sur l'impact potentiel sur la santé (tant à l'échelle individuelle que sur un plan sanitaire global), influençant notre manière de consommer pour entretenir un système essentiellement basé sur la croissance économique. L'espèce humaine est dotée d'une " Intelligence Collective " (1), qui peut nous permettre d'inventer des solutions nouvelles si c'est notre objectif.

La Santé des êtres humains est depuis toujours conditionnée par l'environnement et l'évolution (2).

Un aspect important est la notion de médecine moderne actuellement "non écologique", avec l'administration de produits chimiques pouvant être insidieusement plus toxiques qu'on ne l'envisage spontanément, tels que ceux utilisés dans le système médical conventionnel, tant en ce qui concerne les produits administrés aux patients (avec potentiellement des effets iatrogènes des principes actifs, des effets indésirables liés aux excipients, la pollution de l'eau par les résidus de médicaments, etc.) que dans la fabrication de matériel médical (avec par ex. du bisphénol A, nanomatériaux, ...) et le recyclage (les composés sont très peu bio-dégradables).

Les mêmes erreurs ont été commises en médecine et en agriculture (cultures et élevages) avec la prépondérance de la chimie qui, lorsqu'elle devient quasi systématique et exclusive, ne respecte plus la physiologie des organismes vivants. Il est possible dans les 2 cas de développer des pratiques plus respectueuses du vivant et qui permettent d'optimiser les ressources naturelles des organismes et des interactions à petite et à grande échelle (tant les végétaux, que les animaux et les humains). 

Il ne s'agit pas de renoncer au progrès, ni de rejeter totalement l'allopathie et les outils technologiques modernes. Il s'agit d'intégrer une vision systémique respectueuse des écosystèmes à différentes échelles, vision qui permettrait de maintenir un équilibre global compatible avec une santé durable pour tous les êtres vivants et la planète Terre.  Ainsi, en agriculture, de nouvelles techniques émergent, telles que les TCS ou Techniques de Conservation des Sols (3). Les pratiques médicales peuvent elles aussi être ré-orientées vers des démarches moins toxiques, plus humanistes et plus respectueuses du vivant au sens large (4).

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Pour en savoir plus

(1) Le livre de Joseph HENRICH, 2019 aux Editions les arènes / markus haller, L'intelligence collective: comment expliquer la réussite de l'espèce humaine.

(2) L'ouvrage rédigé par des chercheurs issus des laboratoires du CNRS ou associés, 2017, Écologie de la santé : pour une nouvelle lecture de nos maux, => http://www.cnrs.fr/fr/ecologie-de-la-sante-pour-une-nouvelle-lecture-de-nos-maux

(3) "Le sol est vivant, il possède son propre fonctionnement et accueille une activité biologique. Préserver le sol pour maintenir cet équilibre et cette ressource non renouvelable permet de développer le potentiel de production du sol " (...) " base de notre alimentation et de celle des animaux et végétaux, source d’habitat, part de nos besoins en énergies, stockeur de carbone (rôle pour la lutte contre le réchauffement climatique, filtre et barrière contre l’érosion " => https://www.apad.asso.fr/agriculture-de-conservation-3

(4) Le livre de Christian PORTAL, 2009, Editions Alphée, Pour une médecine écologique.

 

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